Un menu VG bientôt dans les cantines scolaires

 

Les choses bougent du côté des cantines scolaires: un amendement au projet de Loi Alimentation et Agriculture a été adopté et prévoit un plat végétarien au moins une fois par semaine au menu des écoles.

 

  • L'expérimentation va prendre place pendant deux ans,

  • Ce menu végétarien pourra même être végétalien puisqu'il peut être composé de protéines animales (laitages, œufs) ou végétales (céréales, légumineuses).

  • Ce test ne concerne que les collectivités qui proposent déjà deux menus pour le même repas.
  • Cette expérimentation sera évaluée sur son impact notamment sur le gaspillage alimentaire, sur les taux de fréquentation et sur le coût des repas, les résultats seront transmis au Parlement au plus tard six mois avant son terme. Les chiffres sur le gaspillages seront sans doute intéressants puisque selon le site restauration21.fr la viande, le poisson et les œufs pèsent pour 50 % dans le gaspillage de la restauration collective.

 La députée LREM Barbara Pompili qui avait plaidé en séance publique pour l'adoption de cet amendement s'était exprimée en ces mots: "On a besoin que l'école joue aussi ce rôle de formation de ce que c'est que l'alimentation", elle a ensuite balayée je cite "une idée répandue" selon laquelle il faudrait "forcément" manger de la viande pour avoir un menu équilibré.

On peut espérer que cette expérimentation n'est qu'une première étape et que l'option végétarienne va se développer car elle répond à une réelle demande des jeunes d'avoir des repas sans viandes dans les cantines. Je ne sais pas si vous connaissez le site Bouscule la politique qui est géré par le Forum Français de la jeunesse, Forum qui est composé des principales organisations associatives, syndicales, politiques et mutualistes françaises gérées et animées par des jeunes et le but de ce site est de faire entendre la voix des jeunes

On peut voir sur Bouscule la politique que parmi les 4 propositions les plus populaires du site il y a celle d'"Instaurer dans toutes les cantines scolaires un jour sans viande et sans poisson":

Selon l'Association végétarienne de France de nombreuses villes proposent déjà une option végétarienne tous les jours à leurs écoliers, il y aurait la ville de Valence, et également Bordeaux, Bègles, Paris 2e, Paris 18e, et Le Creusot. L'AVF désire accompagner et amplifier ce nouvel élan, et pour ce faire conjointement avec Greenpeace France, elle lance dès le 15 octobre une campagne nationale de sensibilisation à destination des maires sur le thème Six bonnes raisons de proposer un menu végétarien dans les cantines scolaires. 

 

Le 2 février 2019 à Paris, l'AVF proposera également une conférence sur le thème : “Introduction des menus végés à la cantine : on passe à l’acte !”. Cette rencontre entend répondre aux nombreux questionnements des acteurs de terrain (élus, gestionnaires, directeurs de cuisines centrales et usagers) concernant les menus végétariens à la cantine pour qu’ils passent plus facilement à l’acte:

Greenpeace avait déjà communiqué et milité sur le sujet, selon l'association entre deux et six fois trop de protéines sont servies dans les cantines scolaires par rapport aux recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation:

On voit donc que l'argument nutritionnel est important, mais pas uniquement, le menu végétarien a également l'atout d'être adapté à toutes les religions et donc par conséquent d'être inclusif. La ville de Fontenay a pour cette raison pris les devants depuis janvier 2017 et propose un menu végétarien dans ses cantines dans un but d'inclusion selon le maire de la ville Jean-Philippe Gautrais: « Avec ces menus [...] nous pouvons ainsi respecter les prescriptions alimentaires de chacun en garantissant l’inclusion. On sait bien que le repas peut être un facteur d’inclusion ou d’exclusion .

Et cela réussit à la ville qui a vu son nombre de demi-pensionnaire augmenter de 10% « Ces menus permettent de renforcer le lien de confiance avec les familles, qui n’ont plus à craindre de ce que leurs enfants peuvent manger ou ne pas manger à la cantine. On a ainsi fait revenir des enfants qu’on ne voyait plus, ce qui permet de travailler sur le vivre ensemble et que chacun connaisse l’autre autour du repas » a déclaré le maire.

 

C'est donc une affaire à suivre, on se retrouvera dans quelques mois pour examiner ensemble les résultats de cette expérimentation et quelles conclusions l'Assemblée en aura tiré.


Sources